Le témoignage ci-dessous  est intéressant à double titre :

- la délicatesse des parents pour présenter la différence de leur enfant à l’enseignant

- l’explication pleine d'humour de la gestion de l’ « extrascolaire » et de la précocité de l’enfant.

Cette précocité n'est ni un atout ni un handicap, mais la comprendre pour bien guider son enfant est fondamental.

 

Notre fils, Marin,  est en CM1 et a 8 ans.

Sa précocité a été mise à jour lors de son arrivée en CP. Situation classique du précoce sachant lire sans en avoir auparavant averti son entourage (quoi de plus normal ?).

Il est depuis avec des enfants plus âgés d’un an.

L’avantage que nous avons est sa forte précocité du côté de la verbalisation. Le flot, une fois canalisé, lui permet d’optimiser une socialisation qui pourrait lui faire défaut.

Nous avons axé notre travail d’accompagnement sur deux points :

  • La communication aux enseignants
  • Les activités périscolaires

Du côté des enseignants :

Nous avons (préparé) un dossier que  nous donnons à chaque rentrée à l’enseignant lors d’un rendez-vous. Ce dossier contient un premier document décrivant ce qu’est un enfant précoce…  Il nous permet d’établir avec l’enseignant un dialogue positif et constructif.

Nous y joignons… :-  les diverses références au B.O. histoire de donner à notre démarche un cadre institutionnel - le bilan effectué lors du passage du WISC.

 

Notre discours est simple et en aucun cas agressif. Jusqu’à présent les trois professeurs que nous avons rencontrés ignoraient tout des EIP. Sans exiger trop, nous faisons passer un message :

  • Marin est émotif.
  • Marin possède un humour certain qui n’est pas courant chez un enfant de 8 ans et peut déranger un adulte non averti.
  • Marin a soif d’apprendre tout le temps et en tout lieu.
  • Néanmoins, Marin a un besoin particulier d’apprendre à écouter les autres et à travailler avec les autres. C’est sur ce point que nous insistons particulièrement.
  • Et en gros c’est tout…Mais tout cela est normal chez un EIP

Sans en ajouter, le message va faire son chemin et c’est ce qui compte. Plus ou moins consciemment se loge dans l’esprit de l’enseignant que cet enfant à une particularité qu’il faut gérer en tant que telle.

De mon point de vue, il n’est pas nécessaire d’aller plus loin ; cela pourrait être pris pour de l’ingérence et serait contre productif.

Depuis le début de la scolarité de Marin, nous n’avons qu’un indicateur : le plaisir qu’il prend à aller à l’école. Point. Rien d’autre ne devrait compter. So far, so good !

Il a certes peu d’amis mais nous faisons le maximum pour entretenir ses quelques amitiés.

Et si ça ne va plus, nous aviserons.

Du côté des activités périscolaires.

Nous sommes un peu obnubilés par ce besoin d’apprendre à Marin la vie en collectivité, pour que jamais il se sente un tant soit peu rejeté.

Après avoir tenté une inscription au Conservatoire de notre quartier (impossible ou presque quand les deux parents travaillent…), Marin s’est dirigé vers l’escrime. Ce sport lui convient parfaitement : discipline sévère, sport individuel et par équipe, respect des règles et de son adversaire, etc.

Depuis cette année il y a ajouté des cours de théâtre. Nous pensions depuis longtemps qu’il adorerait mais il ne voulait pas en entendre parler (une peur inouïe d’oublier son texte…(sic) ).

Il a accepté d’essayer 5 séances à la rentrée et ça a été le coup de foudre. Sa capacité à apprendre un texte est telle (nous le savions mais lui ne s’en rend pas compte - normal...) qu’il peut donner toute son énergie à l’interprétation. En outre, il est probable que les enfants lui renvoient une image positive qui peut lui faire défaut à l’école (ou il peut paraître un peu bizarre). 

Que penser de sa précocité ? 

Nous ne prenons pas sa précocité comme une chance ou un handicap. C’est un élément avec lequel il faut compter dans notre but : faire de Marin un futur adulte épanoui et responsable.

Pour ce faire, nous travaillons au quotidien à ce que Marin ait une image de lui positive tout en alliant un profond respect pour son entourage. C’est sur ce subtil équilibre que nous fondons notre conviction.

 

Note de l’AFEP : les responsables des antennes régionales mettent à disposition des parents une documentation de présentation des EIP destinée à favoriser le contact famille-école.

 

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Les EIP d’aujourd’hui seront-ils les rénovateurs de l’enseignement de demain ?

 

Lorsque l'on parle d'un EIP avec un enseignant, on a toujours l'impression soit qu'il découvre un phénomène de foire, soit que ses parents sont des illuminés : l'incompréhension ou la jalousie
Heureusement, certains enseignants vont au delà de ce qu'ils ont appris et vécu ; leur intelligence et leur volonté de voir au delà du programme scolaire permettent aux parents d'EIP d'avoir une écoute et de se sentir soutenus.
Notre fils a été détecté à 2 ans 1/2, après que notre médecin ait hésité entre IP et hyper activité. Et nous ne pouvons que louer sa perspicacité et sa compétence, puisqu'il nous a immédiatement dirigés sur le Professeur REVOL.
Nous avions alors un appui extraordinaire …... Le résultat du QI ne les a donc pas étonnées… …Nous ne pourrons d'ailleurs jamais assez les remercier... En primaire… là encore, nous avons eu de la chance …. la maîtresse de CM1 nous a convoqués pour un saut de classe …. sa fine analyse et ses conclusions pertinentes ont permis un passage en 6ème ….

Nos inquiétudes sont toujours latentes quant à son avenir et à ses souffrances car notre fils met la barre toujours trop haut et il lui est aussi difficile d'accepter l'écart d'âge et de taille avec ses nouveaux camarades. Sans avoir à le "marginaliser", nous avons eu une chance inouïe de rencontrer des enseignants intelligents, compréhensifs, compétents et responsables, et jusqu'à présent tout se passe bien.
"Parquer" des EIP peut leur permettre de s'affirmer dans le savoir, mais n'oublions pas que l'entourage affectif et amical est un terreau indispensable à leur équilibre. Si l'éducation nationale intégrait dans son parcours de formation des maîtres, un module leur permettant de détecter ces comportements et d'adapter leur enseignement, il n'y aurait peut être pas besoin de les regrouper.
Nos EIP d'aujourd'hui, au vu des difficultés qu'ils rencontrent, seront peut être les rénovateurs de l'enseignement de demain...


Regrouper les EIP est effectivement, aujourd’hui, l’une des meilleures façons de gérer les EIP au niveau du collège au moins. Dans ces collèges, on peut parler d’expérimentation et ce qui fonctionne bien avec les EIP fonctionnera parfaitement avec tous les enfants. Ces recherches, tant au niveau pédagogique qu’au niveau éducatif, sont, comme vous le présentez, peut-être  les prémices de l’Ecole de demain.

 

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Beaucoup d’enseignants prennent dorénavant en compte la précocité et font des merveilles. Cependant nombreux encore sont ceux qui méconnaissent la précocité faute de formation.

Dans ce témoignage, le temps de l’école primaire se termine bien. La 6è qui arrive est une classe d'adaptation et l’EIP peut s'y ennuyer. Il faut faire attention aux âges des enfants de cette future 6è. Y-aura-t-il quelques amis de l’école primaire pour conserver des "copains" et trouver sa place? Si le collège est "ouvert" aux EIP c'est plus facile à gérer. Y-a-t-il assez proche des classes pour EIP? Car dans ces classes les enfants sont plus jeunes et abordent l'adolescence facilement avec la même maturité. Dans une classe "classique", le fait d'être très jeune propulse l'enfant dans le groupe des jeunes ados un peu vite (avec les problèmes d'identité et de découverte de la sexualité dès la 5è-4è). Et les « ados » qui ne sont pas forcément toujours "tendres" entre eux peuvent aussi jalouser ce "plus jeune" qui réussit souvent mieux qu'eux....

 

Je suis l'heureuse maman de deux garçons, appelons-les X (9 ans et demi) et Y (6 ans).

J'ai découvert par hasard que mon fils aîné était intelligent. N'ayant pas d'autre référence que lui, j'ai toujours trouvé qu'il était "dans les normes". X a marché à 10 mois, a commencé à parler à l'âge habituel, a su lire à l'âge de 4 ans et demi puis se faisait régulièrement punir en grande section car il lisait des albums de Tintin au lieu d'écouter les B-A-BA. J'ai suggéré à la maîtresse de le faire passer en CP puisque la lecture, l'écriture et les bases du calcul étaient acquises. Que n'ai-je pas fait là ! Il est devenu le souffre douleur de cette enseignante. Il a refusé d'aller à l'école, ce n'était que pleurs et maux de ventre tous les matins... et je l'ai déscolarisé à Pâques. L'école était devenu son cauchemar, notre cauchemar ; il a du commencer une psychothérapie qui a duré deux ans par la suite.

 

Un jour que je faisais la queue pour effectuer des photocopies, j'ai bavardé avec la personne qui me précédait : elle rédigeait un mémoire sur les EIP et m'a laissée lire quelques extraits. Il m'a semblé qu'elle décrivait exactement mon fils : intérêt passionné pour les sciences, les origines et le sens de la vie (les dinosaures, la formation de l'univers, la naissance, la mort...), il posait des questions incessantes sur tout, était précis dans son vocabulaire, pertinent dans ses remarques... Je l'ai invitée à déjeuner et elle m'a convaincue que mon fils avait des besoins spécifiques, qu'il fallait que je le fasse "tester" et que je devais être attentive à mon deuxième enfant, alors un bébé, qui pourrait également être précoce. Ce qu'il fut : Vianney a marché à 9 mois et demi, a parlé d'emblée correctement vers 14 mois, a commencé à lire à 3 ans !

J'ai changé les enfants d'école.....Pour l'instant, Y se régale : il se fait (enfin !) des amis .., il est en train de lire la saga des Harry Potter, joue du piano à quatre mains avec son grand frère, se défend aux échecs, et lui aussi est un passionné : gymnastique masculine (il faut voir ce petit bout aux barres parallèles...), sudoku, natation, ski, ordinateur, quel bonheur de le voir croquer à tout... Cette école … reçoit également des enfants handicapés physique et mentaux et c'est ce qui fait sa richesse et suscite mon admiration. Il y a en moyenne 28 enfants par classe et les enseignantes ne se plaignent pas du manque de temps...alors que la diversité des niveaux des élèves pourrait le faire supposer.

On pourrait croire que je dispose de moyens financiers importants, ce qui n'est pas le cas : je suis étrangère, j'élève seule mes enfants en travaillant à mi-temps et les fins de mois sont loin d'être toujours abondantes. C'est un choix : ma disponibilité envers eux est, je pense, essentielle pour leur épanouissement tant qu'ils sont petits, et nous permet d'organiser le temps libre. J'ai le temps de leur apprendre à être autonomes : ils savent gérer les tâches ménagères (eh oui, ça fait aussi partie des apprentissages), faire les courses avec un budget serré, chercher une information sur Internet avec mon aide. Nous avons le temps de profiter d'activités ludiques ensemble et séparément : nous voyageons et lisons beaucoup, nous allons au cirque, aux spectacles qui passent, au cinéma, aux parcs à thème... Et nous avons même le temps de ne rien faire !

On pourrait également penser que nous vivons dans une métropole privilégiée : nenni, cela se passe dans une petite ville de 9000 habitants…. Quant aux conseils, je me suis adressée au CMPP local et les tests ont été passés auprès d'une psychologue clinicienne figurant sur les listes de l'AFEP. Le reste est affaire de bonne volonté...

Deux enfants précoces, deux parcours différents mais deux enfants heureux, et leur mère aussi... Je sais bien que cet état des choses peut ne pas durer et qu'il faudra trouver à nouveau des solutions adaptées pour le collège. Mais je suis maintenant aguerrie et plus au fait des lois, des intervenants à impliquer, des parcours à inventer. Je suis également plus consciente de la solitude qui pèse sur moi, sur les parents désemparés.

Et c'est pourquoi des associations comme la vôtre nous sont indispensables.

 

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Ce témoignage est merveilleux par le bon sens qu’ont eu les parents.

Ils ont su gérer les difficultés fondamentales de l'EIP dont une : mettre l’enfant face à des difficultés (à son niveau, ni plus ni moins) permettant de développer le goût de l'effort et d'aller plus loin même si c'est difficile. C'est tellement gratifiant d'avoir réussi en s'étant donné du mal! 

Leurs enfants ont goûté à cette joie du résultat obtenu par l'effort et le moteur est bien lancé pour toute leur vie car ils y trouvent maintenant un réel plaisir.

Ce n'est hélas pas le lot de tous les EIP et l'AFEP cherche tous les moyens pour faire saisir cette dimension. La trop grande rapidité des devoirs scolaires et les bonnes notes obtenues sans effort contribuent à construire un enfant peu courageux (sans qu'il s'en rende compte puisque les résultats prouvent le contraire!) et cet enfant, ainsi que ses parents, ne comprennent plus ensuite pourquoi l'enfant ne réussit pas en 4è et déprime ou se fait remarquer (par manipulation ou humour négatif) car il ne sait pas comment travailler. Il n'a pas acquis le rythme soutenu qu'ont les autres enfants habitués à étudier et à se donner du mal pour réussir. Et c'est bien là le drame des EIP qui ainsi perdent (parfois pour la vie) leur confiance en eux et la joie qu'ils auraient pu avoir. Et s'enchaînent ensuite tout un lot de difficultés croissantes : mauvaises notes, mauvaises orientation, mauvaise image de soi, études non adaptées, entrée dans un métier sans "saveur" pour l’EIP, mésestime de soi, rancœur vis à vis de la vie, adulte malheureux tant au niveau professionnel qu'au niveau sentimental etc....

Merci à cette famille de leur partage pour tous les parents en recherche.

 

X (9 ans très heureux aujourd’hui QI>150) a rencontré des difficultés dés la maternelle : incapacité à entrer en relation avec ses camarades, ennui en classe, incompréhension de l'enseignante, déprime, hypersensible et plutôt secret même s'il est doté d'un sens de l'humour désopilant et d'une fine capacité d'appréhension des relations humaines. Nous l'avons changé d'école en GS pour un établissement qui pratique la pédagogie Montessori. Les enseignantes ont reconnu sa différence, ses capacités (saut de classe en début de CP) et même si les relations avec les autres enfants n'étaient pas particulièrement développées, cette prise en compte l'a dans un premier temps beaucoup aidée. A 7 ans, en CE2, la situation s'est peu à peu dégradée, sans doute parce que cette classe n'est qu'une redite des apprentissages précédents mais aussi parce que notre enfant particulièrement rêveur n'était pas suffisamment encadré ou stimulé par une enseignante débordée par sa classe. Bref, en décembre une dépression "à tendance suicidaire"… a été diagnostiquée... Malgré de nombreuses tentatives pour entrer en communication avec l'établissement aucune proposition n'a été faite. C'était une période très désagréable où la cause du désarroi de notre fils nous a été totalement imputée par l'établissement scolaire qui a refusé de recevoir la représentante de l'AFEP chargé de la formation et n'a jamais écouté la psychologue...

 

Nous avons alors tenté plusieurs choses pour aider notre enfant. En tout premier lieu, de l'amour, de l'amour, de l'amour et beaucoup d'attention ! Pour atténuer le manque d'intérêt de l'enseignement et alimenter les neurones de notre petit curieux, nous avons multiplié les sorties culturelles et scientifiques : musées, expositions, monuments...  Nous l'avons inscrit à un club d'échecs, activité qu'il pratique toujours aujourd'hui avec bonheur. A la maison, nous (enfin la maman qui s'est arrêtée de travailler pour prendre l'affaire en main), avons modifié la façon de procéder pour les devoirs. Nous avons positionné le degré d'exigence en fonction des capacités de notre enfant et non plus en fonction des devoirs qui ne lui demandaient absolument aucun effort. Par exemple, nous avons fait fonctionner sa prodigieuse mémoire en lui demandant d'apprendre des leçons d'histoire qui n'étaient qu'à lire. Nous lui avons demandé d'expliquer et rédiger systématiquement son raisonnement pour les problèmes de mathématiques (à ce sujet il existe un ouvrage d'énigmes mathématiques formidable sous forme d'enquête qui passionne l'enfant et l'oblige à décomposer son raisonnement...). Nous avons encouragé la rédaction de petits textes, écrire était assez fastidieux pour lui car la plume va moins vite que la tête !  Enfin, il a fallu mener un petit combat pour le soin dans les cahiers, la présentation, la notation des devoirs dans le cahier de texte, l'orthographe approximative dés qu'il ne s'agissait pas d'une dictée,... toutes ces choses futiles pour lui mais importantes pour l'idée qu'il se faisait de la valeur de son travail, de ses leçons et pour la clarté, la méthodologie des apprentissages.

 

Pour les problèmes relationnels avec ses camarades plusieurs éléments ont été favorables même si notre enfant n'est pas et ne sera sans doute jamais ami avec beaucoup d'enfants de sa classe puisque ses centres d'intérêts sont trop différents et décalés. Cependant, nous pouvons dire qu'aujourd'hui il est bien dans sa peau, il ne passe plus ses récréations tout seul ! A l'annonce de sa dépression, il a rencontré pendant plusieurs mois une psychologue (recommandée par l'AFEP) qui l'a aidé à se sortir du désespoir où il se trouvait, à se comprendre et à comprendre le fonctionnement des enfants de son âge et sans doute aussi le pourquoi des attentes de l'école, des adultes. De notre coté, nous l'avons toujours soutenu et encouragé tout en nous montrant fermes, avec des personnalités pareilles, il faut tenir la barre même si ce n'est pas toujours rigolo ! Nous lui avons montré que nous avions confiance dans ses capacités, que la vie l'avait doté de dons merveilleux et qu'il était trop bête de ne pas en profiter d'autant qu'il avait certaines ambitions (constructeur d'avions, archéologue, grand maître d'échecs...!). Sa relation avec les autres enfants s'est nettement améliorée après la participation à une colonie de vacances "Aventure scientifique" où il s'est en quelque sorte prouvé à lui même qu'il pouvait se faire des amis dans un groupe où personne ne le connaissait et ne lui collait d'étiquette...

 

Au cours du CM1, à 8 ans (nouveau changement d'établissement), nous avons constaté plusieurs progrès chez notre enfant. Tout d'abord, il s'est fait une grande amie (précoce elle aussi, y'a pas de mystère !) et entretient de bonnes relations avec les autres enfants. Il s'est accepté tel qu'il est et nous remarquons que dans l'ensemble, les autres enfants ont plutôt tendance à l'admiration, à la reconnaissance qu'aux moqueries. Aujourd'hui en classe de CM2 à 9 ans  il joue le jeu proposé par l'enseignante et a intégré le fait qu'en finissant son travail avant les autres, cela lui permettait de se plonger dans des activités qui lui plaisent (lectures, exposés, résolutions de problèmes d'échecs, dessins de plans d'avions, bâtiments en  3D...) au lieu de faire traîner  ou de bâcler le travail. Il participe et apporte des connaissances, une fantaisie en classe que l'enseignante reconnaît et apprécie. Cette année il a décidé de se mettre au violon, nous l'avons mis en garde contre son "nomadisme" en matière d'activités en soulignant que c'était sa décision et que la pratique d'un instrument nécessitait une motivation importante. Au vu des premiers mois de pratique, il semblerait qu'il ait enfin intégré l'idée d'effort récompensé et travaille même s'il n'est pas devenu un grand concertiste en un clin d'œil, un petit miracle ! Tout ceci demande bien sûr un suivi constant de notre part et beaucoup de temps mais quelle récompense de le voir ainsi heureux même s'il sera toujours un peu difficile de lui faire ranger sa chambre ou débarrasser une table, des questions tellement plus essentielles le taraudent !

 

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Voici le témoignage d'une maman dont le fils n'avait pas été reconnu comme enfant précoce et pour qui les orientations proposées ne correspondaient à ses grandes aptitudes.Après le BEP, il s'est épanoui et sa réussite est maintenant exemplaire.
Témoignage qui a de quoi encourager les parents dont les enfants sont en difficulté


Un petit mot pour vous faire partager notre joie concernant Yohann. 
Il continue à travailler de façon déterminée et nous sommes fiers de lui.

Voici où il en est :
Après avoir réussi son DUT Mesures Physiques, alors qu’il sortait d’un BEP électronique et n’avait pas fait de chimie, il a eu l’an passé sa Licence avec mention et réitère cette année avec la Maîtrise ( il est troisième de sa promo sur soixante-deux).
Cette prochaine année il va préparer son DESS Recherche dans une école d’ingénieur, il désire aussi tenter l’agrégation, puis il est décidé à faire ensuite les trois ans de Doctorat.
Sachant que les chercheurs ne sont pas bien rémunérés, il désire donc continuer pour pouvoir plus tard enseigner en université parallèlement. Toujours dans sa spécialité, la NANOtechnologie.
Notre soutien sans pression a bien marché pour lui, de plus c’est un jeune super gentil et joyeux. Pour nous c’est une réussite, et tout le mérite lui en revient. Quand je pense à toutes les lacunes qu’il avait accumulées jusqu’en troisième ! Il nous surprend fort agréablement.

Quelques années plus tard ....

" Aux dernières nouvelles , Yohann est en deuxième année de thèse, toujours en  Electronique,  ( Spécialité Nanotechnologie). 

Il donne des cours aux Licences, tout en continuant son Doctorat en travaillant au laboratoire de recherche de son Université. Il a découvert deux Brevets dans sa spécialité " la téléphonie mobile ". Il donne des conférences internationales avec ses collègues. ll récolte le fruit de son travail et de sa passion découverte au fil des ans depuis son BEP. Pour ceux qui ont connu Yohann, ainsi que son  parcours, je vous annonce aussi qu'il se marie cette année."

Voilà le témoignage sera ainsi fini  et complet.

Merci. Bon courage et bonne continuité pour vous tous.

 


Un autre témoignage :

A un an G. s’exprimait par des phrases construites et à trois ans, nous avait dicté sont premier « roman ».
En moyenne section nous avons demandé un passage anticipé en CP. Nous nous sommes heurtés à un refus avec pour motif : l’immaturité de G. et son hypersensibilité.
Nous avons consulté une psychologue spécialisée qui a conclu que G. était effectivement un EIP, mais le décalage entre le QI verbal et le QI performance traduisait le fait qu’il inhibait ses capacités intellectuelles afin d’essayer d’obtenir son intégration dans sa classe, ce qui entraînait pour lui une grande souffrance. Elle préconisait d’alimenter la curiosité intellectuelle de G. pendant les vacances pour lui redonner confiance en lui et de le faire passer en CP.
A la rentrée, G. nous dictait son deuxième roman et l’école refusait toujours son passage en CP.
Peu de temps après la rentrée G. a refusé de retourner à l’école (angoisses, pleurs...) et, apprenait à lire dans un cours particulier.
Nous avons formé un recours auprès l’inspecteur de circonscription qui s’est montré très ouvert. Il a demandé que la psychologue scolaire examine G. et accepté que nous le déscolarisions tant était grande sa souffrance. Puis, nous avons dû le rescolariser.
5 semaines après notre recours, la psychologue scolaire nous a annoncé que certains éléments étaient très positifs (tests de connaissances, de compréhension sociale, manière de s’exprimer) mais que le CP n’était pas envisageable. Nous avons alors déscolarisé G. pour de bon.
Un mois plus tard l’inspection de circonscription autorisait le passage en CP et s’employait à rechercher une classe où l’hypersensibilité de G. serait reconnue et prise en charge. La Directrice de l’Ecole a accepté de faire confiance à G.
Cette épopée nous a donnée l’occasion de rencontrer des personnes remarquables : le psychologue de G. et les permanents de l’AFEP, qui nous ont soutenus au moment les plus durs.
La suite des évènements leur a donné raison. G. est très heureux d’aller à l’école. Il vient de nous dicter son troisième « roman ».



Et un autre  :

Bonjour,
Je tiens à vous annoncer avec joie que notre fils Anthony vient de réussir son bac avec mentionTB. Lui qui fut souvent malheureux et pénalisé au cour de sa scolarité en raison de sa précocité est soulagé et heureux d'entreprendre des études universitaires.
Je viens donner du courage aux parents et leur dire que malgré des moments difficiles nous avons toujours trouvé une solution et des ressources pour prendre des décisions.
Bon courage aux jeunes parents, nous continuerons à nous battre pour aider les enfants précoces.
Bonnes vacances et merci à 'Afep pour son aide.
Frédérique